Archive for April 15th, 2008

15
Apr
08

Gacaca

Attention ce mot se prononce /gatchatcha/ et non pas /gakaka/

C’est un mot rwandais qui veut dire un court légal fait au sein d’une village ou d’un quartier, au rwanda bien sûr. Historiquement parlant, le Rwanda a subi une génocide incroyable dans les années 90 ou plus exactement en 1994 si je ne me trompe. Après cela, les rwandais ont découverts que dans les villages, nombreux sont ceux qui ont trahi leurs voisins et participé aux meurtres avec les malfaiteurs. Des centaines de milliers de victimes on été arrétés et emprisonnés en attendant leur jugement or le Tribunal n’arrivait à juger que deux, trois court par jour. C’est seulement en 2001 que le Gouvernement décida d’appliquer à nouveau le système traditionnel de jugement que leurs ancêtres ont pratiqué. Et ce fut malgré les difficultés rencontrés, un succès car chaque village pouvait prendre en charge le jugement des crimes faites par les peuples qui y habitent. Le court se déroule en plein air et les juges ne sont autres que des personnes issue du village mais élu par les villageois. Chaque village a environ cinq juges et eux même désignent le Président du tribunal.

Dans une reportage que j’ai vue, une responsable au sein du Gouvernement Rwandais explique que c’est un moyen d’apprendre aux gens d’assumer les conséquences de leurs actes et de guérir les plaies du génocide par l’aveu et le demande du pardon devant la famille des victimes. De nos jours, ces personnes vivent encore dans le même village et fait comme si de rien était même si dans leurs coeurs en tant qu’humain, ils savent que l’accord du pardon ne vient que de la bouche mais pas du fond du coeur. Environ 12 000 jugement ont été fait par le Gacaca au Rwanda.

De toute évidence , ca a du être difficile pour les victimes d’accepter le fait que les pérsécuteurs des membres de leur famille peuvent vivre en sécurité mais c’est la vie. Ils doivent vivre ensemble parce qu’il n’a pas un pays conçu pour seulement les criminels et un autre pour les victimes. Drole d’histoire mais très émouvant quand on regarde le reportage.

15
Apr
08

Fanovan-toe-tsaina eto dago?!!

Ny rehetra angamba dia mahalala fa anisan’ny tena mibahana ny Fandrosoana eto Madagasikara ny tsy fananana toe-tsaina liam-pivoarana sy tia karokaroka.

Ekeko aloha hoe be dia be ny Malagasy manam-pahaizana sy te handroso mafy nefa ny maro an’isa dia tsy toy izany avokoa. Soa ihany aloha fa efa misy fiketrehana ny hamerina indray ho ao anty fandaharam-pianarana ny Education civique fa io koa dia zavatra iray tena tsy voahaja mihitsy eto dago. Ohatra fotsiny ilay manao fanahy iniana mivalan-drano na manao maloto sy manary fako eny rehetra eny na dia efa misy takela-by mandrara izany aza. Etsy an-daniny koa matetika dia ireo mpanabe ihany no manao mpitari-bato vilam-bava. Ohatra hoe vao avy nandrara ny mpianany ny mpampianatra iray tsy hanarinary fonona vatomamy eny an-tokotanim-pianarana nefa rehefa mirava izy hitan’ny mpianatra manary taratasy fonona gouter avy eny am-baravaran-kelin’ny taxi-be,sns… Ny fanimbana ny fananana iombonana toy ny wc, douche public moa dia tsy lazaina intsony.

Fanampin’izany,ireo olom-bitsy sasany izay mitady hivoatra sy hiakatra zana-tohatra eo amin’ny fiainana dia atao izay haminganana azy tsy ahatody ny tanjony. Ny hafa indray tsy mahay maka tahaka fa izay ataon’ny any ivelany dia mba ataony koa na dia tsy mifanaraka amin’izany velively aza ny tranga misy eo aminy.

Ataoko angamba fa vitsy ny gasy tsy mahalala fa ny fanovan-toe-tsaina aloha no tokony handeha mialohan’ny rehetra raha tian-kandroso ny firenena fa asa angaha na noho ny hasarotan’ny fiainana fa dia mifampitazana fotsiny raMalagasy ary ny fitiavan-tena no tena mibahana ao amin’ny tsirairay. Mampalahelo ilay toe-javatra saingy raha mbola vao any amin’ny resaka fanovana toe-tsaina aza dia efa mametraka olana toy izao koa mainka fa rehefa hiresaka ny amin’ny firaisan-kinan’ny rehetra mba hioharana ny tsy mety.

Raha tsy tontosa izay dia ho sarotra ny hametraka paikady ho amin’ny fivoarana eto amintsika, tsy voatery hoe ara-ekonomika ihany fa indrindra indrindra ny fivoaran’ny maha-olona.

15
Apr
08

Maudite journée,Maladroite de coiffeuse,Maudit taxi-be,Maudit embouteillage,maudit…..

Un samedi, j’avais plein d’idée qui se bousculait dans ma tête. Je savais que cette journée allait être super chargée même si je ne devais faire que deux, trois activités. Je devais me rendre à un déjeuner dansant a midi et le lieu est a 10 km de la ville. Pendant ce déjeuner, moi et ma troupe avait une chorégraphie a présenter or on n’avait répété la choré que deux fois avant le jour-J. Vers 9h j’ai pu me libérer de la maison avant de devoir y retourner pour une répétition générale et pour récupérer ma tenue. J’avais plus le temps de me rendre chez mon coiffeur alors j’ai du choisir une coiffure par hasard. A l’intérieur il y avait trois bonnes petite dames. La première était une jeune fille assez mince, simple et est un peu flegme. La deuxième est une bonne petite femme au regard fuyant et a la chignon banane. La troisième une fille qui semblait assez fatiguée et pas prête de travailler. C’était la fille au regard fuyant qui s’est chargée de me coiffer. Pas de chance, j’aurais préféré ne pas l’avoir comme coiffeuse, elle est bizarre.

D’abord lorsqu’elle m’a lavé les cheveux, je croyais qu’elle voulait me tuer en perçant peu à peu ma tête avec ses ongles. Elle frottait tellement fort que je ne pouvais plus sentir ma tête, je croyais que la tête n’était plus là. Mais alors vraiment. J’exagère pas. En plus, à chaque fois que je l’observe dans le miroir, je vois qu’elle serre fort ses dents tout en travaillant. Et puis pendant le brushing, j’ai eu droit à au moins une bonne trentaine de coup de brulure et deux grosses coup de brosses? comme si elle le faisait exprès. A chaque fois qu’elle prenait une mèche pour la sécher au brushing, les cheveux mouillés me tombaient en plein figure comme quand on se tourne et les cheveux suivent bêtement le mouvement. Pour tout cela, elle s’est pas excusé du tout. Et pour couronner le tout, comme si tout les autres incidents ne m’ont fait aucun mal; je ne sais de quelle façon, la brosse qu’elle tenait dans la main a glissé et a atterri en plein dans mon œil droit.  Tout cela peuvent n’être que des accidents mais malgrès la journée chargée qui m’attendait, j’étais loin de m’imaginer pleurer sans même avoir rien commencer.

J’ai fini de me coiffer vers 10h alors je devais rentrer pour répéter et récupérer ma tenue. Malheureusement et faute de communication, les autres fille de la troupe s’étaient déjà rendu  au restaurant ou allait se passer le déjeuner.  Heureusement car il ne restait plus assez de temps pour répéter, j’ai pris un bain vite fait et hop en route, en emmenant dans mon sac ma tenue pour gagner du temps et pour ne pas abimer la robe.  A seulement mi-chemin je réalisais que j’avais oublié quelque chose d’important. Je vérifiais dans mon sac. Ouf! le CD était là, le portefeuille et mes mobiles également, ma trousse de maquillage, et autres stuffs. Mais plus important encore, le ticket d’entrée et oui j’ai oublié le ticket, j’ai du revenir à la maison. Une fois le ticket récupéré, ça y est, tout est dans mon sac. A peine quelque minute de chez nous, quartier situé à 3 km de la ville mais dans le sens opposé à celui du restaurant commençait l’embouteillage. La durée du trajet de chez nous jusqu’à la ville est de 30mn en temps normal mais là, elle durait une heure et demi. Il fallait prendre trois taxi-be pour se rendre au déjeuner. Le trajet, de la ville à l’endroit ou les taxi-be qui mènent a mon objectif se garent était à peu près 20mn. Enfin arrivé devant le dernier taxi-be qu’il fallait prendre. A l’intérieur il n’y avait personne a part moi donc il fallait attendre que toutes les chaises soient occuper avant de démarrer. Vu qu’il était déjà 1h10 et il n’y avait encore personne dans la voiture a part le conducteur qui était au volant, j’ai profité pour me changer vite fait. C’était assez difficile et gênant mais il ne me restait plus d’autre options. J’étais déjà  super en retard et oser débarquer avec une tenue décontracté serait comme insulter l’organisateur de l’évènement.

Bouquet final: je suis arrivé au restaurant vers 14h, mes cheveux étaient complètement défaits par la chaleur, le vent et la sueur, ma robe ressemblait à un torchon, comme j’ai du me maquiller dans la voiture je n’ose pas imaginer la tête que j’avais. La seule chose que j’ai pu faire était d’afficher un grand sourire à tout ceux qui me regardaient même si je les connaissais pas. Heureusement il semble d’après les spectateurs que la chorégraphie n’était pas si horrible que je l’avais imaginé. Je déteste cette journée et je rie de moi quand j’y pense.